Lycée du Parc

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Témoignages

APPLE Maeva


Ingénieur paysagiste maître d’œuvre

Mon parcours : après un bac S, puis une prépa BCPST au Lycée du Parc, j’ai intégré en 2007 l’INHP – Agrocampus Ouest - centre d’Angers, et j’ai obtenu en 2010 mon diplôme d’ingénieur paysagiste. Embauchée d’abord un an en entreprise de paysage comme chargée d’études, j’ai ensuite rejoint un bureau d’étude de maîtrise d’œuvre en paysage et VRD (Voiries et Réseaux Divers).

Me voici donc maître d’œuvre en aménagements urbains et paysagers. Concrètement, cela signifie que je conseille et accompagne les collectivités publiques ou aménageurs privés dans la conception et le suivi de réalisation de leurs aménagements extérieurs : parcs, aménagements de rues et places urbaines, requalification des espaces extérieurs de résidences pour des bailleurs, créations et extensions de cimetières paysagers, aménagements d’aires de jeux, bases de loisirs…

Ampuis (69), aménagement des berges du Rhône et du site du Bac à Traille - maquette 3D AVP (logiciel Sketchup)

Tout part généralement d’un site à aménager et d’un besoin ou d’une envie du maître d’ouvrage. Par exemple, le souhait d’un maire de créer un parc sur une parcelle en friche de sa commune. Je rencontre d’abord les commanditaires et détermine avec eux les besoins du projet, leurs attentes et les contraintes à prendre en compte.

Après cette phase de synthèse vient rapidement la phase de créativité, là où naît le concept d’aménagement. Je propose les orientations du projet, le fonctionnement général des espaces, la ligne esthétique du projet… au travers de plans schématiques, croquis, perspectives, coupes, photomontages et autres images d’illustration. Autant d’outils utiles pour amener le maître d’ouvrage à visualiser le projet que j’imagine. La communication orale prend aussi toute son importance à ce stade. Savoir présenter et défendre son projet est tout aussi important que d’avoir une bonne inspiration : lorsque l’on présente une esquisse ou un avant-projet, il faut permettre au interlocuteurs de se projeter, leur donner envie, mais on doit aussi être capable d’expliquer les partis-pris d’aménagement retenus, de les justifier, d’encaisser les critiques et parfois de défendre le projet contre une opposition politique déterminée… Un exercice finalement pas très différent des colles de prépa, le plaisir en plus !

Cognin (73), aménagement des berges du Canal des usines - création d’un amphithéâtre de verdure - maquette 3D AVP (sketchup)

Lorsque les grandes lignes du projet sont arrêtées, le côté technique prend le dessus. Il faut alors définir précisément les ouvrages, dimensionner les chaussées, les ouvrages de soutènement, les réseaux d’eau pluviale, d’arrosage, d’éclairage etc. - c’est là que les cours d’hydraulique, de physique et de mécanique des fluides prennent tout leur sens… Une étape encore chargée en dessin, mais du dessin technique cette fois : coupes précises, dessins de détails techniques, plans à des échelles fines… Pas mal de rédaction aussi pour établir les descriptifs des ouvrages. Sans oublier les métrés et les chiffrages estimatifs du projet – car le maître d’œuvre a aussi la responsabilité de proposer un projet en cohérence avec le budget du maître d’ouvrage.
Tous ces documents sont ensuite soumis aux entreprises de travaux, qui sont mises en concurrence pour déterminer celles qui réaliseront les ouvrages, et le coût réel des travaux. J’enfile alors mes chaussures de chantier et ma casquette de maître d’œuvre opérationnel. Plus qu’un simple contrôleur des travaux finis, j’assure le suivi complet des travaux, mobilisant toutes les compétences requises :

  • Organisation : vérifier la tenue des délais, anticiper les aléas prévisibles, et proposer des solutions pour pallier aux imprévus, animer et encadrer les réunions de chantier…
  • Technicité : vérifier la conformité des ouvrages avec le cahier des charges, définir avec les entreprises les modalités précises d’exécution des ouvrages…
  • Sécurité : veiller à ce que les entreprises de travaux assurent la sécurité du chantier, pour leurs employés autant que pour le public passant aux abords des travaux,
  • Contrôle financier : veiller enfin au respect du budget des travaux et à l’avancement des facturations.
Suivi de chantier : L’isle d’Abeau (38), aménagement du cimetière paysager (livré en 2015)

Le suivi de chantier permet de quitter le bureau et de s’éloigner de l’ordinateur pour goûter aux joies du travail de terrain. Les conditions sont parfois un peu rudes (notamment l’hiver…) et ça impose beaucoup de route, puisque j’interviens sur l’ensemble de la région Rhône Alpes. Mais c’est surtout une étape très gratifiante, car elle permet de voir se concrétiser le projet que l’on a conçu. Rien de tel que de voir naître le parc ou la place publique que l’on a dessiné, et de livrer un aménagement qui répond aux attentes initiales de ses commanditaires !
C’est finalement un métier complet et gratifiant, alliant un côté humain et relationnel fort, à la créativité et aux compétences de l’ingénieur - faire preuve d’esprit de synthèse, d’organisation et de technicité – et qui se décline au bureau comme sur le terrain, sans connaitre les affres de la routine !

photos de réalisations : Seyssel (74), aménagement du jardin de Condates (projet réceptionné en 2015)

MICHELON Claire


1) Quelle est votre situation professionnelle actuelle ?

Depuis 1 an : assistante qualité dans une industrie agro alimentaire pains et viennoiseries surgelés (clients français et étrangers).
Voici les différentes facettes de mon métier :

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Traitement les réclamations clients
- Préparation des audits clients et des audits qualité (certification) : répondre à des spécifications par rapport au produit, à l’organisation de l’entreprise et de son système de management de la qualité
- Gestion du système de management de la qualité et répondre à la législation actuelle
- Gestion de l’équipe de nettoyage : organisation des plannings de nettoyage, analyse des lames de surface après nettoyage
- Analyse des résultats microbiologiques des produits finis et mise en place d’actions correctives en fonction des résultats.
Je travaille sur Lille.

2) Quelle est votre formation à l’école d’ingénieur ?
Intégré l’ENSAT (Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse) qui proposait une spécialité agro-alimentaire vers laquelle je souhaitais m’orienter.
La première année est un tronc commun où les fondamentaux de l’agriculture sont abordés, complétés par un stage en exploitation agricole (6 semaines).
La deuxième année est organisée autour de modules, qui permettent de « tester » les matières faites en troisième année. Un certain de nombre de modules doivent être pris en fonction de la spécialité envisagée pour la 3ème année.
J’ai choisi d’effectuer ma troisième année à l’étranger dans une université anglophone (Mc Gill à Montréal).afin d’améliorer mon anglais. J’avais l’allemand en LV1 et anglais en LV2. Les stages ou cours dans des pays étrangers sont encouragés par l’école.
La formation à l’ENSAT organisée autour de cours théoriques mais également de stages permet d’appréhender le monde professionnel avant d’être diplômé. La formation permet d’obtenir de larges connaissances dans un domaine précis (industries agro-alimentaire, environnement, productions animales, etc) qui sont ensuite largement utilisées dans la vie professionnelle.

3) Pourquoi la classe prépa BCPST ?
En entrée en terminale, je n’avais pas pour objectif de faire une classe prépa, je pensais faire un DUT. Après discussion avec des professeurs de terminale et une amie qui pensait effectuer une prépa bio, je me suis renseignée, présentée mon dossier et j’ai été acceptée. La classe prépa bio me permettait de continuer d’acquérir des connaissances dans les disciplines qui m’intéressaient (biologie, chimie) sans pour autant me spécialiser et me laisser une marge de manœuvre assez large pour la suite de mon parcours professionnel. J’avais dans l’idée de travailler dans l’alimentaire, mais mon projet n’était pas défini précisément. Je savais que la classe prépa bio pouvait déboucher sur des écoles d’ingénieur agro, me permettant de travailler dans l’alimentaire.

4) Les impressions, avec le recul, sur la classe prépa BCPST ?
La classe préparatoire représentait une sorte de défi : je connaissais dans ma famille des personnes ayant effectué ce cursus et savais la quantité de travail et d’investissement que cela représentait.
Je m’étais imposée des règles : dormir suffisamment (ne pas passer des nuits sur les cours), me prendre mes samedis après midi pour moi, bien qu’étant d’un naturel stressée, je voulais éviter d’arriver à un point de rupture.
Il y a eu des moments difficiles (les résultats des premiers DS, l’organisation du travail afin de ne pas se laisser submerger, l’accélération du rythme des cours comparé à la terminale).
Si on doit comparer la première et la deuxième année, la première année est difficile dans le sens où il faut s’adapter au rythme, colles, TP plus longs, aux DS de 4heures….
La deuxième est moins condensée en cours mais possède l’échéance du concours qui est une sorte de couperet pour les élèves.
Néanmoins, j’ai appris énormément, dans tous les domaines, ces connaissances se sont érodées au cours du temps et je le regrette. La prépa permet de mieux se connaitre, connaître ses limites, ses capacités de travail, d’organiser son travail et structurer sa pensée et sa parole. Les colles sont très utiles pour cela car permettent de s’exprimer devant un public (professeur et deux camarades), de faire passer un message et organiser un exposé.

5) Un souvenir du concours ?
Ma place à l’issue de l’écrit (autour de 1000) qui ne me permettaient pas de rentrer dans les écoles sélectionnées. J’étais bien sûr déçue, mais je n’ai pas baissé les bras. Les professeurs m’ont encouragé en m’expliquant que tout n’était pas joué et qu’il était possible de remonter 300, 400 places à l’oral, ce que j’ai fait, grâce surtout aux TP qui ne sont pas au programme des écrits.

6) Avez-vous l’impression que vos cours de biologie vous sont utiles à l’heure actuelle ?
Oui, je travaille avec des denrées alimentaires, d’origine biologique. La culture biologique de base acquise en prépa Bio me permet de mieux appréhender le monde du travail dans l’alimentaire ainsi que les différents problèmes auxquels je peux être confrontée.

7) Les conseils à prodiguer aux élèves se destinant à la prépa BCPST ?
Il ne faut pas se décourager devant la quantité de travail demandée ou les notes obtenues dans les premiers temps. Il faut essayer également d’intégrer la classe prépa dans un parcours professionnel global (même si cela n’est pas évident lorsque l’on est encore au lycée). La classe préparatoire BCPST est, de mon point de vue, une des classes prépa les plus complètes, permettant d’acquérir de nombreuses connaissances aussi bien en biologique, qu’en physique, chimie ou mathématiques. Elle permet d’acquérir une base importante pour les écoles d’ingénieurs mais aussi pour le monde professionnel.

KLEIN Julianne


Ce mot s’adresse à tous les élèves qui sont découragés et se démotivent plus après chaque devoir.
J’ai suivi une année de prépa en BCPST-Véto au Lycée du Parc durant l’année scolaire 2004-2005. Mon rêve étant d’avoir le concours vétérinaire, je savais pertinemment que malgré tous mes efforts mes notes ne me permettraient pas d’y arriver.
C’est grâce à l’entraide et aux amitiés fortes dans la classe que j’ai réussi à tenir jusqu’au mois de mai. J’ai alors tout arrêté parce qu’il ma été possible d’aller étudier à l’Université Vétérinaire de Munich.
Aujourd’hui, je poursuis mes efforts et je ne peux que dire merci à cette année de prépa pour tout ce qu’elle m’a apportée, tant au niveau des connaissances poussées en physique, chimie, mathématiques et biologie que pour les méthodes de travail, la logique du raisonnement, la rigueur et par-dessus tout pour les gens extraordinaires que j’y ai rencontrés et avec lesquels je garde un contact précieux.
Certes, chacun sa route et chacun son histoire. J’ai conscience d’avoir eu beaucoup de chance de pouvoir donner suite à mon rêve… mais je pense qu’une chose est valable pour tous : ces années de prépa sont peut-être très éprouvantes mais ce sont paradoxalement celles qui peuvent apporter le plus de valeurs essentielles pour la vie future. Même en cas d’échec, rien n’est perdu, bien au contraire !
Alors, gardez courage et confiance en vous !!!

BERLIER Stéphanie


Classe de 951 (BCPST 2ème année)
Ayant dû fournir un travail relativement soutenu pour construire un dossier correct en terminale, j’appréhendais, à juste titre, ma rentrée en prépa. 3 Septembre, premier contact avec le lycée, premier contact avec les carrés (personnes vénérables ayant survécu un an en prépa et qu’une douce folie a reconduit en ces lieux pour une nouvelle année). J’appris bien vite que le mot d’ordre en agro n’était pas « concurrence » et « compétition » mais plutôt « entraide » et « soutien en cas de grosse angoisse ». Un système de parrainage bien rodé de « bizuths » (première année) m’a évité de me retrouver « seule et abandonnée » dans cet univers inconnu. Je fus littéralement terrassée par la première semaine de cours. La petite rentrée sympathique où en revoit d’abord paisiblement le programme des années précédentes, c’est du « has been » ! Je vous présente la rentrée « new look » : accrochez-vous à vos stylos ! (si la dextérité vous manque pour prendre un schéma en moins de 15 secondes, il va falloir y remédier). Peu de temps après ces débuts cataclysmiques, je goûtais aux joies des colles (interrogations orales en physique, chimie, maths, bio, LV1, géographie) et de devoirs surveillés hebdomadaires. Les premiers résultats tombèrent, et quels résultats ! Habituée à des notes raisonnables moyennant un certain travail, je me retrouvais dans un monde où le fruit d’un travail ACHARNE était bien loin de satisfaire ma faim ! Mais sous cet orage incessant, bon an, mal an, on réussit à trouver une méthode de travail et un rythme de vie qui nous convient, le tout dans une ambiance qui vaut le détour. Je conseille fortement l’internat aux personne que la vie en collectivité ne rebute pas (se retrouver seul dans un petit appartement avec 8 classeurs pleins à craquer comme seule compagnie, passées 20h30, c’est terrible à mon avis !) A l’heure où je vous parle, je suis moi-même carrée, je peux vous assurer que la survie est possible même dans des latitudes apparemment hostiles. Les gens que vous rencontrerez vous feront oublier les maux de la prépa.

NOCQ Laurène


Classe de 951 (BCPST 2ème année)
C’est en septembre 2001 que je franchis pour la première fois la porte du lycée du Parc, tout m’était encore inconnu… Je m’étais résolue en effet à quitter la Franche-Comté, [« qui m’est qu’une province et beaucoup d’avantages »…(J DU BELLAY)] afin d’étudier le domaine des sciences de la terre et du vivant qui me passionne … Je crois ne posséder aucune facilité, j’ai toujours travaillé sérieusement afin d’obtenir un résultat. La motivation, la persévérance sont les acteurs de ce jeu que je mène tant bien que mal… Ils furent convaincants pour l’obtention du bac avec mention et le passage en deuxième année. Certes, les premiers temps furent difficiles, je découvrais les capacités demandées. Seule, égarée, je me vis accablée sous le joug de la désillusion. Comment faire face au foisonnement de connaissances exigées ? Et puis le temps m’emportant d’épreuves en épreuves, l’assise devint plus confortable. L’émulsion redoutée, cette guerre intellectuelle des individus source d’isolationnisme n’était point apparue, une belle solidarité était née. Le loup solitaire rousseauiste envisagé faisait place à la meute qui d’un seul et même cri lui exaltait enfin sa force… La prépa fut mon choix, cependant elle m’effrayait, aujourd’hui je l’ai apprivoisée même s’il demeure au sein de cette relation certains points délicats.


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