Lycée du Parc

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Français-philosophie

Deux heures par semaine ? Que peut-on bien y faire et au fond, sont-elles bien nécessaires ?

Les clichés ne manquent pas : le français représenterait un moment salutaire de détente culturelle où l’on renoue avec le principe généraliste des années lycée, où la pression des concours diminue un peu, où l’on réfléchit d’une autre manière, plus propice à l’épanouissement personnel, bref une bouffée d’oxygène au milieu du contexte ultra-rigoureux des autres matières, etc.

Soyons honnêtes et précisons.
Certes héritières des « humanités » du temps passé, ces deux heures visent à développer en vous un mode de réflexion humaniste, aux côtés de la compétence technique la plus acérée. Mais rigueur et concentration seront vos meilleures alliées : vous y travaillerez un programme d’écrit, renouvelé chaque année, fondé sur un thème (la justice ; le mal ; l’argent, l’expérience du présent …) et trois œuvres, choisies dans les corpus philosophique et littéraire de différentes époques, mêlant auteurs français et étrangers (en traduction toutefois). Certaines écoles pousseront l’exigence jusqu’à vous imposer des oraux de culture générale, donc hors programme, auxquels il faudra, aussi, s’entraîner avec sérieux.

Dans tout cela priment la construction de la pensée, la qualité de l’expression et l’usage à bon escient d’une culture générale qui dépasse largement les bornes du programme officiel. A noter, les interrogations orales (khôlles) sont individuelles : espace privilégié d’entraînement à la maîtrise du trac, elles vous sensibiliseront aussi aux pièges du langage corporel.

On voit que le temps est loin où les matières littéraires en CPGE scientifiques étaient perçues comme un simple surcroît de travail mal intégré au cursus : au contraire, les écoles d’ingénieur ont, au fil des ans, revalorisé substantiellement les épreuves de français-philosophie. Ces écoles ont compris que les capacités rédactionnelles et les compétences en communication, requises pour les postes à responsabilité, exigeaient une maîtrise solide de la culture et de l’expression, tant à l’oral qu’à l’écrit.

On sera donc moins étonné du poids dévolu à cette matière dans les concours.
Avec ses deux petites heures hebdomadaires de préparation, l’épreuve de français-philosophie représente désormais, au concours des Ecoles Centrales, 17% des points de l’écrit ; à celui de Polytechnique, près de 18% ; à celui de l’Ecole des Mines ou des Ponts et Chaussées, 18% également.

Mettre toutes les chances de son côté pour une grande école, ce sera donc arriver en CPGE avec un esprit curieux, avide non seulement de comprendre un donné, mais aussi de découvrir l’inconnu, bref un esprit ouvert à l’instar des Lumières, prompt à lire, comparer, critiquer, et défendre sa pensée, la plume bien en main !


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