Lycée du Parc

Accueil > ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE > « Work in progress » : rencontre avec le « street artiste » Zoer à la Cité (...)


« Work in progress » : rencontre avec le « street artiste » Zoer à la Cité Internationale.

Quatre étudiants d’ECS première année (Camille, Daphné, Eva et Fabien) et l’un de leur professeur ont rencontré, mercredi 20 septembre 2017, le « street artiste » Zoer dans l’une des entrées du parking de la Cité Internationale.

Il était en train de réaliser une œuvre à la peinture acrylique à l’occasion de la manifestation de « street-art », Wall Drawings 2, organisée par le Musée d’Art Contemporain (MAC) de Lyon, avec lequel le lycée du Parc a un partenariat.

Après avoir observé le jeune peintre sur son échafaudage, écouteur dans les oreilles, concentré sur son œuvre, nous avons pu échanger avec lui sur sa démarche, ses envies, sa vision de l’art. Des questions simples, mais riches de sens, ont émergé : « Vous peignez souvent ? – Tous les jours ; je prends l’avion ce soir pour la Sicile. » « Est ce possible, pour vous, d’avoir une couleur préférée ? – ça dépend ; la couleur c’est une façon de voir les choses. » « Qu’est ce qui vous pousse à peindre ? – J’aime bien donner à voir aux gens d’autres messages, d’autres signes que ceux qu’ils trouvent habituellement dans l’espace public. Peindre c’est savoir rêver. Avoir ton terrain d’expression. J’aime bien l’espace public. Ça s’insère dans le quotidien. »

D’autres étudiants ont rencontré d’autres artistes présents dans la manifestation, notamment Maya Hayuk, qui a réalisé une fresque peinte dans le parking de la Fosse aux Ours, à La Guillotière.

De belles rencontres qui révèlent le dynamisme de l’art contemporain à Lyon, également à l’honneur grâce à la biennale intitulée « Mondes flottants » qui vient de démarrer au MAC et à la Sucrière.

Isabelle Lasfargue, professeur de culture générale en ECS.

Rencontre avec un « street artiste »

Un mur, une vitrine deviennent le canevas de création pour des artistes modernes tels Maya Hayuk, Jet Martinez. Nous sommes alors allés à leur rencontre pour en savoir plus sur leur métier, leur passe-temps, leur passion.

Penché sur une fresque du parking UGC Cité Internationale, Zoer (Frédéric Battle) donne vie à un compartiment d’automobile grâce à l’emploi de couleurs vives, aux combinaisons attrayantes, qui sont, selon lui, un challenge esthétique. Une œuvre d’art éphémère, d’une durée de trois mois, mais dont le message, selon l’artiste, se diffuse sans pour autant s’imposer. L’art serait d’abord, pour Zoer, personnel, une manière d’expression, de cohabitation avec son propre être mais aussi une façon de donner un sens à la vie des gens, une nouvelle essence, en enrichissant leurs expériences sensorielles ou tout simplement en leur donnant quelque chose de beau, de plaisant à regarder, à admirer.

Il ne s’agit pas d’un art engagé mais d’un art qui engage l’Homme à voir le monde, son milieu, différemment, embelli de nouveau motifs sur un fond marqué par l’habitude.

Zoer, comme bien d’autres artistes, apporte son point de vue sur le monde et autrui en utilisant l’environnement de chaque jour comme support créatif, donnant ainsi naissance au street-art.

Daphné Olivin, ECS, 821


impression
pdf