Lycée du Parc

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Dossier Concours AMOPA

Nous l’Europe

Réalisé par Cyril Bourlier et Nicolas Neyrand, élèves de terminale au Lycée du Parc

Voir aussi Petit rapport de Cyril Bourlier et Nicolas Neyrand sur le voyage à Strasbourg

Sommaire


Introduction
1. Mise en oeuvre du projet
1.1. Découverte du projet et intérêts
1.2. Mise en place et organisation du projet
1.3. Bilan

2. Un débat, un exemple parmi tant d’autres
2.1. Organisation du débat
2.2. Le débat
2.3. Les leçons à tirer du débat

3. Perspectives pour notre engagement
3.1.Futurs événements au sein de l’association
3.2. Voyage à Bruxelles

Conclusion
Remerciements
Annexe


Introduction


A une époque où l’Union Européenne est au coeur de l’actualité et des débats, il est nécessaire de s’informer sur la question européenne, un thème vaste qui reste flou pour le plus grand nombre. En tant que lycéens aux connaissances limitées sur le sujet, il nous est apparu comme évident de nous pencher d’avantage sur les enjeux que représente l’Europe. Dans cette optique nous avons cherché un moyen de parfaire nos savoirs en vue d’effectuer notre devoir de citoyen et d’être des acteurs actifs, et non passifs, de la poursuite de la construction européenne.

L’adhésion à une association nous a semblé un moyen efficace et concret, pour nous engager à notre échelle, dans le projet de diffuser des informations concernant l’Europe. Ceci tout en apprenant des expériences et des connaissances des autres membres. Nous n’avons cependant pas voulu rester seulement entre nous, c’est pourquoi le projet que nous animons au sein de l’association se veut ouvert au plus grand nombre.

Du fait de notre engagement nous avons eu vent par le biais de notre établissement de la tenue de ce concours. Mme Joly, Proviseur adjointe aux classes préparatoires, intéressée par notre démarche nous a donc encouragé lors de la réalisation de ce concours.


1. Mise en oeuvre du projet



1.1. Découverte du projet et intérêts

Suite à une discussion nous avons découvert le projet « Les Jeunes et l’Europe », par le biais d’une amie, Marine Courtaut élève du lycée Ampère, qui a été contacté par l’association « IDE, le rêve Européen », pour organiser des discussions sur le thème de l’Europe entre lycéens. Intéressés par le concept nous avons voulu en savoir plus, ainsi nous sommes allés à la rencontre de responsables de l’association, Paul-Alexandre Martin et Jeremy Coste.

Nos idées se sont éclaircies. Ce projet, « Les Jeunes et l’Europe », consiste à réunir des lycéens de divers établissements Lyonnais dans le but de débattre autour de la question européenne. Ce projet s’inscrivant dans notre programme scolaire, et permettant l’enrichissement de notre culture personnelle, nous avons voulu y participer. Le fait d’avoir la possibilité de partager nos points de vue avec d’autres jeunes de notre génération sur un sujet tel que l’Europe, une question de plus en plus importante, semble être une expérience très intéressante. Le principe même de débattre, fondement de la démocratie, permet, justement, l’échange d’idées contradictoires dans un but constructif, en évitant toutes confrontations. Le débat permet aussi de ne pas donner de dimension politique à ce projet, qui se veut avant tout citoyen, plus que partisan. Bien sur, l’idée même d’une Europe unie entraîne des divergences d’opinions, mais l’échange entre pro et anti-européen pourrait se révéler être des plus intéressant. De plus, 2009 étant une année électorale au niveau européen, pour nous, jeunes électeurs encore peu renseignés, ce projet nous permettrait d’en savoir plus et d’être mieux informés sur le rôle des personnes que nous allons élire.

A partir de là il a fallu trouver des personnes motivées autres que du lycée du Parc et du lycée Ampére, pour se joindre au projet, une tâche qui ne fut pas des plus évidentes. Par exemple nous avons demandé à des élèves du Lycée St Marc qui ont refusé et finalement seuls des élèves du Lycée St Exupéry ont trouvé la motivation de se joindre à nous. A la fin de notre recherche nous n’étions que trois Lycées à participer au projet, ce qui nous à surpris et déçu puisque pour nous une meilleure connaissance de l’Europe paraissait indispensable pour tous.

Comme dit précédemment, ce projet se fait dans le cadre de l’association « IDE, le rêve Européen » (Innovation pour la Démocratie Européenne), une association rattachée à une organisation de plus grande importance, le Pôle Européen.

« Le Pôle Européen est un espace de rencontre pour toutes celles et ceux qui désirent s’informer et débattre objectivement sur l’Europe, un espace de rencontre et de synergie pour toutes celles et ceux qui désirent oeuvrer pour une meilleure connaissance de son fonctionnement et de ses réalisations et pour l’émergence d’une citoyenneté européenne active. Le Pôle Européen est par excellence un espace de rencontre convivial et de synergie pour les associations à vocation européenne dans le respect de leur parfaite autonomie :
- Espace de rencontre pour permettre aux associations l’accès direct et immédiat aux différentes actions entreprises par chacune d’elles afin de faciliter l’optimisation de leurs actions.
- Espace de synergie pour atteindre des objectifs ambitieux dépassant les limites d’une association isolée. »

« IDE, le Rêve Européen », est une association dont l’objectif est de sensibiliser la jeunesse aux questions européennes, tout en restant fidèle aux principes humanistes déjà énoncés voici un demi-siècle par les « pères fondateurs ». Le rêve européen, c’est celui d’une union des peuples de l’Europe ayant pris conscience d’une culture et d’une destinée commune, au sein d’un espace de liberté et de paix où l’Homme pourra se réaliser pleinement. C’est la jeunesse d’aujourd’hui qui constituera l’Europe de demain et notre association désire la sensibiliser sur ce point afin que ce rêve, en construction, puisse être achevé/se continuer. En effet, l’Europe actuelle, si elle nous a offert un espace de paix depuis plus d’un demi-siècle, ne s’est pas encore élevée à ce stade de conscience démocratique et elle reste encore trop une union d’ordre économique. C’est ainsi que nous sommes convaincus que la jeunesse se doit d’Innover pour la Démocratie Européenne (IDE), en ayant acquis cette conscience de culture et d’avenir communs. En adéquation avec ses objectifs, notre association développe donc plusieurs projets actuellement en cours de réalisation et dont voici une liste exhaustive :

- Le projet Ecoles : Sensibilisation des plus jeunes (classes de primaire) à la culture, l’histoire, la gastronomie…des derniers pays entrés dans l’Union Européenne par le biais d’une pièce de théâtre réalisée par des élèves sur le thème, cette année, des « légendes des nouveaux pays membres ».

- Le projet Lycée : « Forum citoyen et européen » Ouvert à l’ensemble des élèves de différents lycées, ces forums prennent la forme de débats / discussions entre les différents élèves d’un lycée, le responsable de ce projet et son équipe, tous élèves de l’établissement. Le thème de ces réunions, choisit par le responsable du projet, peut-être relié à un sujet d’actualité. Une synthèse est alors réalisée, elle peut alors être utilisée dans le cadre du Projet Thématiques ou également servir de support pour un débat lors de rencontres avec des personnalités extérieures, exerçant une activité en lien avec la construction européenne.

- Le projet Thématique : La réflexion au niveau universitaire et des jeunes actifs sur certains thèmes concernant une projection sur l’avenir politique, culturel et économique de l’Europe, mais aussi la discussion autour de thèmes touchant l’actualité européenne. Cette réflexion fait l’objet de synthèses et de conférences faisant intervenir des spécialistes.

- Le projet Langues et Cultures : L’objectif de ce projet est de sensibiliser les jeunes aux langues européennes dès leur plus jeune âge, pour que ces différentes langues ne soient plus ce qui ce qui nous sépare mais ce qui nous réunis. Les cours serait effectués par des étudiants étrangers volontaires et recrutés par l’association ayant pour langue maternelle ou maîtrisant parfaitement la langue qu’ils enseigneront. Le thème principal de ces cours serait la culture du pays d’origine de l’enseignant principalement mais également des autres pays européens. L’objectif est donc de sensibiliser les enfants à la culture européenne d’une manière ludique, tout en les familiarisant à une langue étrangère.

- Le projet Echanges : En association avec la commission européenne dans le cadre de son programme « jeunesse en action », « IDE, le rêve Européen » va organiser une rencontre sur Lyon entre différents jeunes venus de toute l’Europe pour une semaine à la foi ludique et pédagogique à l’automne 2008.

Plus de précisions sur notre projet : Les objectifs et forme du « Projet Lycée » :

Ces forums ont un but totalement civique et informatif en dehors de toute appartenance politique quelle qu’elle soit, l’objectif étant au contraire de créer un espace de dialogue et d’échange. Ce projet a pour ambition de réunir des lycéens et de les sensibiliser aux grandes questions européennes, tout en leur permettant de s’émanciper et de se forger un véritable esprit critique. De plus, les lycéens sont investis à part entière ce sont eux qui créeront et feront vivre ce projet. C’est aussi un formidable outil pour tout lycéen souhaitant parfaire sa culture générale ou son ouverture d’esprit en vu de la préparation de son baccalauréat ou de ses études supérieures. Ce projet est ouvert notamment à tous les élèves des Lycées Ampère Bourse, Parc et Saint Exupéry. Néanmoins, ce projet peut être étendu à tout autre lycée soucieux de sensibiliser ses élèves aux questions européennes. Le projet s’organise autour d’un référent principal et de référents par lycées. Cependant, les décisions relatives au projet seront bien évidemment prises par l’ensemble des lycéens souhaitant s’investir et non par un groupe restreint. Selon les moyens mis à notre disposition, le projet peut prendre une à quatre formes :

- Des « Cafés Europe » qui se dérouleront 4 à 5 fois dans l’année, de préférence après 18h et la dernière semaine de cours avant les vacances, pour permettre ainsi à tous les lycéens de se réunir plus facilement, hors des contraintes d’emploi du temps et des semaines de travail chargées. L’organisation de ces cafés sera prise en charge par « IDE, le Rêve Européen » et le Pôle Européen, et se fera avec la participation active des lycéens souhaitant s’investir, tant en ce qui concerne la définition des thèmes abordés que de l’organisation des débats.

- La création d’un site Internet tenu par les référents du projet ou tout autre lycéen averti sur l’outil internet. Les élèves concernés par le projet pourront y tenir un agenda de leurs futures rencontres, une « médiathèque », une revue presse mensuelle sur toute l’actualité européenne.

- L’organisation d’une conférence annuelle par les associations « IDE, le Rêve Européen » et le Pôle Européen, avec la participation active des lycéens ayant pris part au projet. Une sortie au Parlement Européen à Bruxelles ou à Strasbourg, organisée et financée par les associations « IDE, le Rêve Européen » et le Pôle Européen pour les lycéens qui se seront véritablement investis dans ce projet.


1.2. Mise en place et organisation du projet

En coordination avec l’association, nous avons décidé de mettre en place un projet avec 4 objectifs (cités précédemment). Une fois ces objectifs définis, nous avons présenté le projet aux responsables de notre établissement, de sorte qu’ils nous autorisent à diffuser les messages de l’association au sein du lycée.

Dans un premier temps nous en avons parlé à M. Marion, proviseur adjoint aux classes secondaires du Lycée du Parc. Après lui avoir présenté notre projet, il a émit une objection quant à l’aspect politique que pourrait prendre la question européenne. Dès lors, il nous a informé qu’il lui faudrait avoir l’aval du proviseur, M. Bravo, et qu’ils devraient sûrement passer par le conseil d’administration. En attendant leur réponse, nous en avons parlé à notre professeur principal, M. Lallemant qui nous a apporté rapidement son soutien.
Par la suite, il en a lui-même parlé à Mme Joly, Proviseur adjointe aux classes préparatoires. Cette dernière nous a demandé de prendre rendez-vous, pour parler plus en profondeur de notre projet. Elle nous a également présenté le concours « Nous l’Europe » de l’AMOPA.

Après réflexion nous avons accepté d’y participer au nom du Lycée du Parc. Mme Joly nous a également apportés son soutien, et a relayé notre demande au proviseur. Suite à cela, nous avons eu un rendez-vous, avec les trois proviseurs et notre professeur principal, pour qu’ils puissent nous donner une réponse définitive. M. Bravo, comme M. Marion, a évoqué, de façon légitime, la question politique. Nous sommes dans un établissement public, la neutralité doit donc être obligatoirement respectée. Auparavant, M. Bravo avait dû faire face à des problèmes d’ordre idéologique, donc pour ôter tout doute, Jérémy Coste, responsable de l’association les a rencontrés le lendemain. Finalement, le projet a été accepté, à condition de leur présenter les affiches avant de les placer dans le lycée, et également à condition de présenter des intervenants d’opinions politiques et idéologiques diverses.


1.3. Bilan

Grâce à ce projet, nous avons découvert qu’il fallait beaucoup de persévérance et de détermination pour mener à bien nos objectifs. Il y a toujours des détails que nous n’anticipons pas, et qui contraignent la réalisation du projet. Tout d’abord, quand il a fallu trouver des élèves motivés, nous ne pensions pas que cela puisse être si difficile. En cette année d’examen, la plupart des élèves ne veulent pas dévier de leur objectif principal : le baccalauréat. Pourtant il s’agit ici de L’Europe, ce qui est au programme de terminale. Par la suite, nous avons omis la dimension politique que pourrait prendre un tel sujet, et le problème que cela pose dans un établissement public. Le projet aurait pu être annulé à cause de ce point. Heureusement il y a toujours des personnes qui vous apportent leur soutien, et qui vous aident à vous sortir de ce genre d’impasses. A partir du moment où tout est mis en place, nous pouvons nous concentrer sur le projet en lui-même, c’est à dire, la mise en place d’un débat autour du sujet « Les Jeunes et L’Europe ». Malgré cela, devoir se confronter à de telles situations nous apporte un réel enrichissement personnel et nous prépare, en quelque sorte à notre vie estudiantine et professionnelle future. De plus, cela nous apprend à travailler au sein d’une équipe, à l’échelle d’un lycée et d’une ville.


2. Un débat : un exemple parmi tant d’autres



2.1. Organisation du débat

Par respect pour nos objectifs, nous nous sommes attelés à l’élaboration d’un débat. Tout d’abord nous nous devions de définir un sujet et ses problématiques attenantes. Cette recherche a été menée par certains futurs participants au débat. En effet nous nous sommes tous réunis quelques semaines avant le débat et nous avons réfléchit ensemble aux interrogations que soulevait le sujet « les jeunes et l’Europe ». La première idée qui a émergé fut celle d’Erasmus car pour chaque jeune c’est le premier lien entre lui et l’Union Européenne. Ensuite nous nous sommes demandés comment l’Europe pouvait, dans notre carrière professionnelle, contribuer à créer une multitude d’expériences. Au final cela nous a amené à construire les problématiques que nous présenterons dans la suite de notre dossier.

En ce qui concerne les intervenants présents au débat outre Jeremy Coste ; co-président d’IDE nous avons réussit à mobiliser Benoit Courtin ; président des jeunes européens Lyon.

Ceci fait, nous nous devions de trouver un lieu ainsi qu’une date convenant à un maximum de participants. Dans un premier temps il fallait trouver une date dans notre emploi du temps scolaire chargé. Nous avons saisi l’opportunité des deux journées banalisées de l’enseignement supérieur pour nous rencontrer. Cette date devait également s’adapter aux disponibilités des intervenants devant animer le débat, ce qui par chance fut le cas.
Nous avons ainsi cherché un lieu convivial, facile d’accès, dans le centre de Lyon. Un café nous semblait alors être l’endroit idéal, nous nous sommes donc renseigné auprès des différents établissements que nous affectionnons. La recherche fut peu fructueuse et ce fut seulement une semaine avant le débat que nous avons trouvé ce que nous cherchions. Il s’agit du café « L’Espace » donnant sur la place Bellecour. Les gérants de ce dernier nous ont demandés 120 euros pour l’occupation d’une salle durant 2h, cette dépense étant financée par le Pôle Européen.

En parallèle, nous devions élaborer des affiches attractives pour promouvoir le débat. Le choix du fond de celles-ci c’est effectué de façon collégiale, et l’analogie entre le phare qui éclaire la mer des étoiles européennes, et l’association qui contribue à éclaircir les zones d’ombres que nous avons sur l’Europe, nous paraissait être plus que pertinente (cf. annexes) C’est Paul-Alexandre Martin qui s’est chargé de contacter l’imprimeur, le devis s’élevant à 40 euros pour 50 affiches et 120 tracts.
Mais nous avons été confrontés à un problème de taille, le temps.
Comme la recherche du lieu fut longue, nous n’avons pas réussit à le mentionner sur les affiches, nous avons donc du le rajouter au dernier moment, au stylo.

Comme convenu auparavant, nous avons apporté les affiches dès que nous les avons eux au secrétariat de direction de notre lycée, pour avoir le feu vert du proviseur nous permettant de les placer dans l’enceinte de l’établissement, ainsi que pour pouvoir distribuer les tracts dans les classes. Suite à leur autorisation, nous avons essayé de mobiliser les différentes classes, malgré le fait que nous nous y soyons pris très tard.


2.2. Le débat

Le débat devait commencer à 18h, mais comme pour tout débats nous avons eu un peu de retard, il ne s’ouvrit en effet qu’à 18h15. Tout d’abord nous avons distribué à chaque participant les fiches avec les problématiques. Elles étaient les suivantes :

- Qu’est ce que l’Europe apporte et apportera aux jeunes ? Quel peut être le rôle des jeunes au sein de l’Union Européenne ?
- Y a-t-il une identité Européenne ?
- Quelle identité Européenne ? Universalité ou diversité ?
- En tant que jeunes avons-nous une conscience Européenne ?
- Qu’est ce que l’Europe peut apporter aux études supérieures ?
- Que pensez-vous que l’Europe puisse apporter à vos débouchés professionnelles ?

Nous étions finalement dix-neuf personnes à participer au débat (dont 15 jeunes), pour se présenter nous avons effectué un tour de table. Ainsi nous avons réussit à mobiliser 4 élèves du lycée du Parc, 5 élèves du lycée St Exupery, 4 élèves du lycée Ampère,1 élève du lycée Edouard-Herriot et 1 élève des Chartreux.
Malgré la qualité de nos intervenants nous avons du mal à lancer le débat, mais dés que le sujet d’Erasmus fut lancé tout le monde trouva quelque chose à dire. Nous avons laissé la discussion suivre son cour, ce qui nous a fait évoquer les sujets suivants :

- Identité et culture européenne
- Projet « Leonardo da Vinci »
- Vide des Institutions Européennes en ce qui concerne les jeunes
- Supranationalité
- L’U.E, un moyen pour mettre en retraite les hommes politiques ?
- Le fédéralisme une voie pour l’Europe ?

La limite de temps imposée par le café nous a contraint à clore le débat. Cependant ce dernier s’est poursuivit à l’extérieur du café encore une bonne demi-heure puisque personne n’avait fini d’exposer ses arguments.
Dans l’animosité du débat, le recentrage sur les problématiques principales s’est avéré difficile. Tout le monde voulait dire quelque chose sur chaque sujet, et la distribution de la parole a été laborieuse, mais nous y sommes parvenus. Nous avons pu entendre les points de vue de tous ceux voulant intervenir, ainsi les participants ont réussit face aux intervenants à faire valoir leur poids dans le débat. Les intervenants n’ont pas animé seuls le débat, tout le monde était très impliqué.


2.3. Les leçons à tirer du débat

Avoir à organiser ce débat nous a confronté à des situations que nous ne connaissions pas. Devoir mobiliser des gens, chercher une date, un lieu, faire des affiches, trouver des intervenants qui cadrent avec le sujet du débat… et faire que tout cela fonctionne ensemble.

La preuve en est, nous n’avons pas réussit à trouver un lieu à temps, il n’a donc pas été possible de le faire apparaître sur les affiches avant leur impression, alors que dans le même temps on ne pouvait attendre plus longtemps pour les imprimer, car il fallait informer les lycéens.
Devoir répondre à ces objectifs les uns en même temps que les autres c’est révélé plus ardu que ce que nous l’avions imaginé.

Ensuite le déroulement du débat en lui-même. Nous avons du faire face à l’enthousiasme et l’engagement des participants, nous contraignant à ne pas suivre les problématiques préalablement définies, nous avons en effet dérivé sur l’Esperanto.

Les 2 heures prévues pour mener à son terme le débat, ne se sont pas avérées suffisantes. Dans ce genre de réunion où tout le monde a réellement la chance de participer, et a suffisamment de connaissances pour exprimer des points de vue pertinents sur le sujet, il est difficile de s’en tenir à des horaires types.

Du côté des participants, nous avons été plutôt démotivés devant le désintérêt général que notre projet pouvait susciter dans nos lycées respectifs, mais finalement, réussir à mobiliser une vingtaine de personne a été pour nous source de satisfaction car il s’agissait du premier débat, avec une organisation plus que laborieuse. Ce qui est plutôt prometteur quant à la suite de notre projet.

Ainsi lors d’une réunion qui avait pour but la mise en place de la suite du projet Lycée (la conférence et le voyage) nous avons tenu compte de ces problèmes pour ne plus les refaire et définit une « marche à suivre » pour les prochains débats. Par exemple, il faudra donner et lire les problématiques, voir les discuter, avant le « vrai » début du débat, ainsi que désigner « un maître de séance » qui dirigera le débat tout en répartissant équitablement la parole entre les différentes personnes présentes, même celles qui ne sont pas spécialement volontaires.


3. Perspectives pour notre engagement



3.1. Futurs événements au sein de l’association

Une fois le débat terminé, nous sommes passés aux autres étapes du projet. Nous avons l’ambition d’organiser une conférence mais aussi d’autres débats sur différents thèmes, toujours en relation avec le sujet « Les Jeunes et L’Europe ». Une semaine après le débat nous nous sommes réunis au siège de l’association en vue de discuter de la réalisation de ces projets. Nous nous sommes surtout concentrés sur la conférence qui aura lieu le 19 Mars, en présence de deux députées européennes : Martine Roure et Brigitte Fouré.

Martine RoureMartine Roure est membre du parti socialiste. D’abord conseillère municipale de Lyon, elle s’oriente vers le Parlement européen dans lequel elle exerce sa fonction de députée depuis les élections de 1999. Elle est réélue en 2004, et depuis juillet 2007, elle occupe le poste de vice-présidente du Parlement Européen.

Brigitte FouréBrigitte Fouré est la marraine de notre association, Elle est membre du Nouveau Centre. Elle commence sa carrière politique en tant que conseillère régionale puis municipale à Amiens en Picardie. Mais ce n’est que le 1er janvier 2008 que Brigitte Fouré entre au Parlement Européen, succédant ainsi au député Jean-Louis Bourlanges, démissionnaire.

En invitant deux personnes d’horizons politiques différents, nous avons pu respecter une des valeurs, chère à l’association, la neutralité politique. Avec des avis de personnes politiques divergeant, nous pouvons ainsi développer beaucoup plus facilement notre esprit critique, ceci permettant également de mettre au jour les limites de chaque argument, ce qu’on aurait eu du mal à faire avec une personne d’un seul bord politique.

Nous avons rencontré des difficultés quant à la question de la date pour réunir les deux élues au même moment. Le 19 Mars est apparu comme une date envisageable. Nous n’avions pas imaginé qu’il y aurait une « Grève générale reconductible » organisée ce jour là. Cependant, la date étant retenue, nous avons donc dû réfléchir aux moyens permettant de rendre cette manifestation la moins nuisible possible pour mobiliser des participants à notre conférence. Nous avons donc pensé à mettre en place un système de co-voiturage pour permettre aux personnes n’habitant pas près du centre ville de se rendre quand même à la conférence. Nous espérons que la présence de deux députés incitera beaucoup de gens à venir. Cette conférence aura lieu elle aussi, dans un café. Ceci créant une atmosphère propice à un dialogue ouvert et convivial. Il nous reste encore à trouver le lieu le plus en adéquation avec nos attentes mais nous avons déjà des pistes.

Lors de la conférence, nous pourrons questionner directement les députés, en vue d’avoir des informations concernant le déroulement des élections ainsi que le rôle qu’ils exercent, de façon concrète au sein du parlement.


3.2. Voyage à Bruxelles

Pour rendre plus concrète notre participation au sein du projet, nous avons organisé une excursion dans la capitale européenne, Bruxelles le 14 et 15 avril 2009. Nous sommes invités par Brigitte Fourré à visiter les coulisses du Parlement Européen. Bien sur, le Parlement est une institution divisée en deux pôles. Le premier, siège du Parlement, se situe à Strasbourg, et le second se trouve donc à Bruxelles. Cette institution à pour rôle d’élaborer et de présenter au Conseil Européen certaines directives et certains règlements. Il est composé de 785 membres élus en fonction de la population de chaque pays membres. Le projet étant de redescendre à 751 députés (avec le président) dans le cadre du traité de Lisbonne.

Cette excursion est en partie financée par la commission Européenne, qui nous finance le transport de Lyon jusqu’à Bruxelles, ainsi que les repas à la cantine du parlement. Restant à notre charge les frais de logement. Sur ce point nous sommes en discussion avec le Pole Européen pour qu’il prenne à sa charge ces frais.

Nous sommes particulièrement heureux d’avoir l’occasion d’effectuer une pareille visite. Peu de gens ont l’opportunité de visiter cette institution qui joue un rôle majeur dans la construction européenne. Seul des visites superficielles sont proposées au grand public (certains d’entre nous en ont fait l’expérience) mais comparé à ce que nous allons pouvoir découvrir, les lieux dans lesquels nous allons pénétrer ainsi que les gens que nous allons rencontrer, c’est tout simplement extraordinaire.

De plus, Bruxelles est une ville cosmopolite où siège de nombreux organismes rattachés directement à l’Union Européenne, tel que le Conseil des Ministres de l’UE ainsi que la Commission Européenne, que nous aurons peut être aussi la chance de visiter.


Conclusion


Même si la réalisation de ce dossier nous a paru par moments longue, nous ne regrettons pas d’avoir accepté de le réaliser. Ayant été informé du déroulement de ce concours tardivement, nous aurions peut être pu, dans d’autres circonstances, développer plus profondément l’explication et l’analyse de notre action. Toujours est -il que ceci a été une autre expérience enrichissante, permise par notre engagement au sein de l’Europe. Tout le monde n’a pas l’opportunité, lors de sa scolarité, de représenter son Lycée lors de manifestations culturelles telles que celles-ci.

Dans la continuité de notre implication en ce qui concerne l’Europe, nous projetons de mener une action similaire au sein de notre seul Lycée, en exploitant le potentiel international de ses élèves. Nous pourrions ainsi évoquer des idées tel que « la vision des non-européen sur l’Europe ».
Les mêmes professeurs, à l’origine de cette idée, se sont portés garants de notre action.

En revanche la pérennité du projet n’est pas assurée car nous n’avons pas réussit à trouver de relais pour nous succéder. Peut être que nos futures interventions susciteront l’intérêt d’un groupe d’élèves.


Remerciements


Nous tenons tout spécialement à remercier Mme Joly et M. Lallemant pour l’aide et le soutient qu’ils nous ont apportés, permettant ainsi de faciliter nos démarches au sein du lycée. Nous remercions également Jeremy Coste pour avoir créer cette association et de nous avoir permis de nous engager en son sein.


Annexe



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